
«Les philosophes n’ont fait qu’interpréter le monde de diverses manières : il importe maintenant de le transformer.» (Marx)
Aujourd’hui, «changer le monde» peut paraître tout à fait superflu : on ne cesse de nous dire qu’il change, tout le temps ! Nous n’avons pas à le transformer – il s’en charge tout seul –, mais à nous y adapter (les changements du monde exigent la flexibilité des individus) : «c’est comme ça», que voulez-vous y changer ?
Faut-il en conclure que les aspirations à «changer la vie», comme disait Rimbaud, ou à «transformer la société» appartiennent à un temps désormais révolu ? Ou peut-on penser qu’il y a là une exigence fondamentale de l’homme (ou de l’homme moderne), qui conserverait quelque actualité (attestée, par exemple, par la réalité de multiples «mouvements sociaux» qui contestent l’ordre établi et luttent, de diverses manières, pour un «autre monde») ?
Pour répondre à ces questions, il faut évidemment étudier les pratiques effectives de changement du monde, mais aussi le discours philosophique qui les accompagne. Ce sera précisément l’objet de ce travail de maturité : des révolutionnaires du 18ème siècle aux mouvements altermondialistes, en passant par Marx, les anarchistes, la Commune de Paris, Mai 68, etc., le terrain est vaste pour poser quelques-unes des questions que soulève le projet de «changer le monde» et travailler sur quelques-unes des réponses qui leur ont été données au cours des derniers siècles.
Ce sujet est ouvert à tous les élèves, qu’ils soient en OS philosophie ou non.